Les Rouleurs
La Femme furieuse
Amandes et melon
Petites violences
Le Double suspect
Doubly Suspect
Relectures de Madeleine Monette



LES ROULEURS

Editions Hurtubise HMH, Montréal, 2007, 447 p.

ISBN : 978-2-89647-044-0

Dans une grande ville d’Amérique, Arièle accueille chez elle un homme aussi attentionné qu’évasif et rencontre un garçon de la banlieue qui survit à peine à son enfance, près de sombrer dans l’errance. Un délit sans conséquence entraîne une brusque séparation, tandis qu’un crime horrible permet un rapprochement, comme si tout se vivait sur le mode amoureux.

Entre un amant beau parleur et un garçon farouche, mordu de patin extrême et de rap, Arièle se découvre apte à soutenir l’imagination des autres, tant dans la sincérité que dans le mensonge, grâce à sa voix de chanteuse et à son sens de la poésie, grâce à sa lucidité sélective.

Dans une prose aussi précise qu’opulente, Madeleine Monette nous offre un roman urbain sur la bienveillance nécessaire entre adultes et enfants, sur la difficulté de donner suite à nos bonnes intentions. L’intrigue, parfois légère mais surtout bouleversante, est traversée d’un regard pénétrant sur les failles du monde actuel et la complexité de nos motivations.

Achat

« Un sujet épineux, fort d'actualité, que Madeleine Monette traite avec beaucoup d'empathie. »

« Madeleine Monette n'a peut-être jamais autant touché aux nœuds inextricables de l'intime que dans ce nouveau roman. »

« Fidèle à son sens aigu de la métaphore, Madeleine Monette établit tout un réseau d'images… L'écriture demeure encore à l'avant-plan, faisant avancer l'intrigue autant que l'action. »

                                                                                        Jade Bérubé, La Presse


« Madeleine Monette a un don pour créer des images inattendues mais tellement justes qu'elles font voir et entendre. Elle puise dans un vocabulaire très étendu, empruntant avec autant de naturel à l'argot des jeunes de la rue qu'à la terminologie spécialisée du chant. Un propos à résonance psychosociale, dans un espace qui reproduit le côté sombre de la ville contemporaine, coulé dans une forme littéraire remarquable, fait des Rouleurs une œuvre qui pourrait bien figurer dans une éventuelle comédie humaine de notre époque. »

                                                                         Pierrette Boivin, Nuit Blanche


« Les Rouleurs est une minutieuse exploration de l'intériorité d'une femme (et de ses souvenirs de jeunesse), servie par l'écriture toujours dense, travaillée et sensible de Madeleine Monette. »

« Sans inflation, sans jamais miser sur le spectaculaire, le roman présente la situation d'un enfant négligé, qu'on imagine facilement avoir été l'objet de sévices physiques ou émotionnels… Le roman invite plutôt le lecteur à suivre Arièle dans son espèce d'enquête, à l'accompagner au plus près de ses sensations et de sa tourmente intérieure. […] Sollicitée par ce qui l'entoure, affectée autant par les injustices sociales que par les violences et les abus qui sévissent autour d'elle, Arièle est à sa façon un être engagé. »

                                                                                        Christian Desmeules, Le Devoir


« Que j'aime ce qu'a écrit Madeleine Monette depuis Le Double suspect jusqu'à La Femme furieuse ! [...] Disons-le tout de go : les aventures d'Arièle ont confirmé ma façon d'aimer et d'apprécier le travail littéraire de la nouvelle Académicienne des lettres du Québec. »

« Les Rouleurs me rappelle ces immenses fresques que brossent les artistes de l'aérographe sur les murs des villes. […] L'originalité de l'écriture de Madeleine Monette s'est de nouveau bonifiée. […] Il y aussi que la romancière essaime des pistes narratives dont nous découvrons l'aboutissement sans toujours l'avoir vu venir. »

« …ces phrases et ces paragraphes rehaussés d'une écriture aux accents poétiques. Rien de surfait, juste le ton nécessaire pour exprimer l'émotion … »

                                                                                        Jean-François Crépeau,
                                                                                        Le Canada français



« Les romans de Madeleine Monette font partie de mon palmarès littéraire… J'étais donc prêt à me laisser envahir par la longue histoire des Rouleurs. »

« Tout gravite ici autour d'Arièle, un personnage complexe comme l'auteure sait en créer … »


« … lire les Rouleurs est une aventure dans l'intimité des personnages qui, comme dans la vraie vie, sont capables du meilleur et du pire. Mais dans l'univers qu'a érigé Madeleine Monette, même le pire trouve sa raison d'être et elle le recycle afin d'en enrichir le quotidien de ses héros. »

                                                                                        Jean-François Crépeau,
                                                                                        Lettres québécoises



« Les Rouleurs est un roman de frémissements... Une littérature qui fait croire à la générosité et à l'empathie des humains. Il le faut à une époque où il n'est question que de compétitivité et de performances. La vraie vie est ailleurs, explique Madeleine Monette. Une écriture faite de petits points qui aspirent le lecteur et ne le relâchent plus. »

                                                                                        Yvon Paré, Le Quotidien


« …ce qui est le plus important dans le roman, ce sont les enfants. Parce que le thème important, c'est l'enfance maltraitée, les enfants délaissés, les enfants qu'on retrouve à la rue. […] C'est un roman qui nous ouvre à une réalité très dure. »

« …c'est qu'on a souvent lu ou entendu ou vu des reportages au sujet des enfants de la rue dans les pays d'Amérique du Sud ou en Inde… mais on ne pense pas à cette réalité-là… dans les villes nord-américaines, qui sont quand même des villes où les gens sont plus riches, plus instruits en principe. Mais [elle] existe aussi. Donc, c'est vraiment cette réalité-là qui est au centre du roman. C'est un thème très intéressant. »

« L'écriture m'a fascinée. J'étais très admirative. C'est une écriture d'une grande précision, qui est très travaillée. On a l'impression que chaque mot est pesé. Et je comprends que Madeleine Monette mette beaucoup de temps à écrire… rien n'est laissé au hasard. Elle a un style qui est très élégant. Même si elle parle de choses très quotidiennes, très urbaines, son écriture est très poétique. »

« Donc c'est pour moi un très, très beau roman, vraiment un grand roman, magnifiquement écrit. J'ai été très admirative devant ça, cette écriture-là. »

                                                                                        Josée Bonneville,
                                                                                        Radio Ville-Marie


« L'attachant petit Chalioux. Il est admis qu'on se relève difficilement des blessures de l'enfance. C'est le cas du petit Chalioux… Par un concours de circonstances il sera mis en contact avec Arièle… [jusqu'à ce que] tout bascule dans la relation ambigüe entre ces deux êtres que tout en apparence sépare. Madeleine Monette signe avec Les Rouleurs un roman de grande classe appuyé par une écriture superbement maîtrisée. Mme Monette est une portraitiste de premier plan. »

« Roman très contemporain… Le message que l'auteure nous livre est celui-ci : pas facile de sortir de son enfance. Problème éminemment d'aujourd'hui. Vous adorerez. »

                                                                                        Culturehebdo (Internet)





LA FEMME FURIEUSE

L’Hexagone / VLB, Montréal, 1997, 336 p.

ISBN : 2890065804

Ce roman de la grande ville, qui est aussi un commentaire sur la culture du fait divers, met en scène trois personnages principaux : Juliette, une danseuse de ballet contemporain, sa mère Camille, qui est vendeuse dans un grand magasin, et Bello, l’amour de jeunesse de celle-là, ouvrier qui a élevé seul ses enfants.

Le jour où Camille annonce son intention de venir en vacances chez sa fille, Juliette est de nouveau saisie par le besoin exaspérant de l’approbation de sa mère et elle s’attaque au fouillis de sa vie. Ainsi commence ce roman qui porte sur la méconnaissance, les barrières sociales sauvagement gardées, le désir de franchir les limites d’une morale étroite. Mais la « femme furieuse », qui défie les conventions et transgresse les règles, n’est pas nécessairement celle que l’on croit.

Le roman noue plusieurs histoires, mais fait surtout progresser les rapports de Camille et sa fille parallèlement aux rapports de Camille et son amant, le tout coloré par la détérioration de l’amour, le caractère inaltérable du désir et la tentation exaltante de sortir de soi-même, surtout lorsque les réalités sociales nous inspirent de la colère.

Achat

« C’est une écriture légère, alerte [...] On devine l’extrême finesse d’un art que rien ne doit bousculer, parce qu’il se situe dans l’orbe de la sensualité, lieu de toutes les nuances et de toutes les subtilités. [...] Madeleine Monette aura habilement bâti un pont entre la déconstruction sociale et la reconstruction individuelle. Une réussite de plus de ce très grand roman. »

                                                                  Réginald Martel,
                                                                  La Presse

« Un roman magistral [...] un montage sans failles de cent films brefs sur la famille, les grandes violences et l’amour. [...] C’est une histoire de liberté, de courage et d’amour que s’offre pour un temps la mère, et autour de laquelle en pivotent plusieurs autres, toutes illustrées avec précision et générosité par l’auteur. [...] les personnages ont une intensité et, du moins les plus importants, une sensualité qui enflamment le tableau. »

                                                                Julie Sergent, Le Devoir

« ... Une écriture belle et généreuse.  […] Un regard d’une rare acuité sur la ville. [...] Madeleine Monette a écrit un grand roman, un magistral roman. »

« Ce qui, dans le tourbillon des médias, devient banal et quotidien, reprend tout son sens dans les lenteurs et les splendeurs du texte. [...] ‘La danse visait à un ébranlement de l’être qui n’atteignait d’intensité comparable que dans la sexualité’, écrit la romancière. On peut en dire autant de l’écriture de Madeleine Monette. »

« Les scènes d’action sont portées par la poésie; les scènes plus poétiques gardent le rythme des scènes d’action, l’écriture noue l’intrigue. »

                                                                Pierre Cayouette,
                                                                Le Devoir

«Roman touffu et intense, où la fureur de vivre prend toute la place. »

« Un roman sur l’art, sur la liberté et l’identité, un roman social où l’écriture, et non la narration, donne au récit sa colonne vertébrale. »

« Un style travaillé, fouillé, imaginatif [...] L’écriture volontaire de Madeleine Monette pousse toujours plus loin son lecteur. »

                                                               Pascale Navarro, Voir

«... Outre sa plume exquise, Madeleine Monette a du souffle, une compréhension profonde de l’âme humaine et une vision sociale aiguisée. Elle combine avec maestria ces talents dans la Femme furieuse, sculptant un récit qui chauffe comme un soleil de midi, soulève comme une vague de fond, interpelle comme un cri du cœur. »

« Des pages d’une sensualité intense. [...] Une superbe performance.  »

                                                              Andrée Poulin, Le Droit

« …une maîtrise du style qui incite à classer le roman parmi les meilleurs de la décennie. Un livre dense, magique. [...] Le renversement du prévisible. »

« Camille affirme, privilège rarement féminin, le droit de ne pas s’effacer devant la génération montante. »

« Tout est à l’enseigne du corps. [...] Dans ce roman magnifique, le corps a des raisons que le cœur doit encaisser : c’est lui qui détermine le tracé des destins.

                                                             Lucie Joubert, Spirale

«... un roman touffu, où chaque personnage est saisi dans toute sa complexité... »

« L’auteur porte un regard lucide sur les faux-semblants des relations familiales, où finalement domine la méconnaissance de l’autre. »

« Sensuelle, l’écriture nous montre des personnages qui s’accomplissent par le corps. Personnages en devenir, saisis dans l’instant. Dans ce roman de l’inachèvement, du fluctuant, l’auteur n’assène pas de vérités, mais montre des personnages en train de chercher leur désir. »

« L’art du romancier est au cœur du livre ; raconter des histoires est pour ces personnages une manière de vivre... ou de ne pas mourir.»

                                                            Martine Fily,
                                                            France-Amérique (New York)

«... l’habileté et le talent de Madeleine Monette, chez qui rien n’arrive jamais comme on s’y attendait. [...] Nous voilà dès lors pris au piège de cette histoire de métamorphose, de liberté et de fureur, pas plus capables de s’arrêter que d’en deviner le dénouement, à tous moments étonnés des revirements de situation, suivant avec passion le destin des autres personnages, nombreux, tous aussi soigneusement dessinés. »

« Un tableau grand format que Madeleine Monette a peint avec un sens aigu de la perspective et un remarquable souci du détail... un univers si dense, si cohérent, si profondément humain...

                                                           Marie-Claude Fortin,
                                                           Lettres québécoises

« Un des livres les plus remarqués des derniers mois, et pour cause... Une large fresque de la société contemporaine où les différences, entre les êtres comme entre les modes de vie, dépassent largement les traditionnels conflits de génération. [...] Le plaisir renouvelé d’une page à l’autre d’apprécier la finesse d’une écriture transcrivant, par son art même, la vie jusque dans ses hésitations et ses frémissements d’âme.»

« Quelle magnifique transposition littéraire du rythme d'une métropole ! Surtout quel humanisme exprime-t-elle à travers ce qui pourrait être perçu autrement comme la froideur de la mouvance urbaine. »

« Là où l'auteur de La Femme furieuse excelle encore plus, c'est dans la création des personnages de son roman. »

« L'écriture de Madeleine Monette… est exceptionnelle. J'en ai apprécié les élans de grandes douceurs jusqu'à la tendresse… des passages d'une rare intensité dramatique. »

« Son roman est non seulement un récit superbement mené, mais un ouvrage dont les pages recèlent des moments de purs plaisirs de lecture. »

                                                           Jean-François Crépeau,
                                                           Le Canada français

« Elle a un sens aigu des droits humains […] Ses œuvres cheminent entre le roman social et le récit intime, entre la grande peinture et le portrait délicat, entre le réalisme cru et la poésie lyrique. La structure est innovatrice un échange mouvementé entre le temps, l’espace et les points de vue. »

                                                          Cara Gargano,
                                                          Etudes francophones, CIEF

« Pour quelqu’un qui connaît bien l’œuvre de Monette, ce roman est un roman de la maturité, de la connaissance de soi et du plaisir d’écrire, mais aussi de la continuité avec les œuvres antérieures. Mais pour quelqu’un qui aborde une œuvre de Monette pour la première fois, ce roman permet de découvrir une auteure extraordinaire… »

                                                          Janine Ricouart, Trois







AMANDES ET MELON


Typo, Montréal, 1997, 585 p.

L’Hexagone, Montréal, 1991, 466 p.


ISBN :
2890064387

Le détachement est-il moins souffrant que l’attachement ? Dans l’univers d’Amandes et melon, le retrait d’un seul élément menace l’équilibre de tous les autres. Ainsi l’absence de Marie-Paule, qui devait rentrer d’Istanbul, lance-t-elle les personnages dans une quête d’eux-mêmes d’abord, où ils empruntent des chemins inattendus.

Attentive et sensuelle, l’écriture de Madeleine Monette fait de chaque personnage un nœud de l’histoire, comme dans une galerie de tableaux où figureraient, avec ombres et lumières, des portraits d’amoureux en crise.

Avec Amandes et melon, Madeleine Monette invente une épopée de l’intime tout à fait contemporaine. Voici un roman de la douleur de l’étreinte et de l’amour capricieux, de la famille comme nid de tensions amoureuses.

Achat

« Ce roman est une grande œuvre. […] La famille est une réalité vivante, je ne dis pas heureuse ni saine, capable de provoquer et de vivre tous les drames imaginables : l’amour qui s’use entre les parents, l’enfant-poète qui se laisse mourir de faim, le plus jeune qui se donne des allures de délinquant, la mère trop correcte qui se sent vieillir et qui a peur d’être remplacée, le père coincé entre les exigences du devoir et celles d’une passion renaissante. Tout cela bouge et bouge ensemble de façon magnifique. »

« Il fallait pour que ce roman complexe atteignît à la simplicité de l’œuvre d’art, les dons d’écriture exceptionnels de la romancière. Elle a su en user avec cette confiance (un peu inquiète quand même, si j’ose dire) de ceux qui n’ont plus rien à prouver, sinon à eux-mêmes ; ceux-là on les appelle grands écrivains »

                                                          Réginald Martel, La Presse

 « Madeleine Monette a toujours réussi, dans ce roman comme dans les précédents, à provoquer une angoisse diffuse qui se cristallise parfois dans des scènes d’une forte intensité, où la peur devient la matière même de l’écriture. »

« Pourtant cette famille banale […] qu’on n’image pas au cœur d’un roman d’une pareille ampleur mais plutôt dans ses marges, prend rapidement une place considérable et une épaisseur romanesque extraordinaire… »

« S’il faut louer l’auteure pour la crédibilité remarquable qu’elle a su donner à ses personnages, il faut aussi souligner que la qualité du texte tient à la manière subtile avec laquelle Madeleine Monette l’a marqueté pour en faire, de manière explicite ou implicite, une réflexion sur la représentation et ce qu’elle implique dans la fiction. »

                                                          Jean-François Chassay,
                                                          Spirale

« Un roman qui se dévore. […] La scène d’ouverture, quand tout le monde se retrouve à l’aéroport et que Marie-Paule ne revient pas d’Istanbul, comme prévu, est un chef-d’œuvre. »

« Madeleine Monette possède une rare maîtrise de la langue […] Madeleine Monette aime les mots. Cela se sent. Amandes et melon, ce gros roman publié chez l’Hexagone, est aussi un grand roman.

                                                          Anne-Marie Voisard, Le Soleil

« Le plaisir d’un talent éblouissant.  […] chaque nouveau roman de Madeleine Monette offre un plaisir toujours croissant. »

« Avec une tendre minutie, l’auteure analyse chaque personnage, le rend crédible, attachant, presque réel. »

                                                          Andrée Poulin, Le Droit

« Accrochez-vous. Ça foisonne autant de monstruosités que d’immenses élans d’amour.  […] Les phrases sont souvent longues, très amples. En même temps, elles sont nerveuses, tendues, elles bougent, halètent, mais ne s’essoufflent pas. »

« Tout est sensation dans Amandes et melon.  Sensation intellectuelles que savent provoquer le théâtre, la peinture ou la poésie. Et sensations physiques quand Céline, par exemple, décide d’avoir un corps pour un beau grand garagiste blond, ex-amant de Marie-Paule. »

« Amandes et melon est un roman éblouissant, tant par ses personnages que par son écriture. Madeleine Monette a dit quelque part qu’il fallait en aimer le style pour le savourer. J’en suis tombé presque amoureux. »

                                                          J. Gagnon, Voir

« Le lecteur n’est privé d’aucune plongée spectaculaire.  […] Dans cette imposante cellule familiale, il faut célébrer l’habileté de l’auteure â rendre absolument fascinants [ses] personnages. […] un univers extrêmement sensuel…»

« Ce roman majeur montre les sens secrets de la réalité par la réalité du secret des sens, comme une invitation aux personnages à se dévoiler, à rencontrer leurs émotions, au risque de la désillusion et de la douleur, dans un monde où il est possible […] de perdre un enfant dans les étreintes qu’on lui destine. »

                                                            Claude Grégoire,
                                                            Québec français

Amandes et melon a figuré sur la liste des best-sellers du quotidien La Presse et du magazine L’Actualité.









PETITES VIOLENCES

Typo, Montréal, 1994, 256 p.

(1e édition, Quinze, Montréal, 1982, 232 p.)

ISBN : 2892951038

Un train, une fuite : le trajet de la femme au porte-clés. Elle a claqué la porte sur sa détresse et doit maintenant retourner chez elle. Où aller sinon ? Et l’homme de son passé qui l’attend à la gare, violence au poing.

En face de la femme au porte-clés, Martine. Elle a tourné le dos à Montréal et à son histoire avec Claude. La démesure de New York comme refuge.

Au cœur de ce vertige Martine retrouve Lenny, rencontré deux ans plus tôt. Une histoire différente, comme deux villes peuvent être différentes l’une de l’autre. À moins que le passé ne la rattrape, prêt à bondir ?

Achat

« …oui, certes, les dieux sont morts, plus rien n’est crédible et tout se résout en contacts furtifs, malaisés, en éruptions émotives. C’est ainsi que les choses se passent dans le remarquable roman de Madeleine Monette, Petites Violences. »

« …Une langue d’une fermeté et d’une subtilité peu communes… »

« « ce monde qui me fait horreur, je sais qu’il existe, qu’il fait partie de mes expériences, de mes fantasmes, et j’admire que Madeleine Monette en ait fait un compte rendu aussi fidèle, plus vrai que nature. Après Le Double suspect, qui lui a valu en 1980 le Prix Robert-Cliche, elle refait ici la démonstration d’une étonnante maîtrise dans les jeux troubles de nos petits espoirs et de nos grandes peurs. » 

                                                            Gilles Marcotte, L’Actualité

« Madeleine Monette écrit dans une langue raffinée et précise, sans fioritures ni complaisance. Je ne connais que Sagan pour manier la plume ainsi comme une caméra, saisissant un tic, le frémissement d’une lèvre au milieu d’une phrase, un geste au milieu de sa trajectoire. » 

                                                             Jean-Roch Boivin,
                                                             Montréal ce mois-ci.
 

« La romancière parvient… à exprimer le cœur de son propos et à lui donner, dans la conscience du lecteur, une résonance profonde. C’est une qualité que souligne à juste titre l’éditeur en page (quatre) de couverture : ‘L’intelligence et l’émotion de ce deuxième roman de Madeleine Monette confirment la puissance de son écriture. »

« …la souplesse et l’efficacité de l’écriture de la romancière. »

                                                 Réginald Martel,
                                                 La Presse

« L’écriture de Madeleine Monette excelle dans l’analyse psychologique […] une écriture sensible et évocatrice… »

                                                 Madeleine Ouellette-
                                                 Michalska, Le Devoir

« …cette frénésie où New York est livrée avec le minimum de fard mythique… »

                                                 Gilles Pellerin, Nuit Blanche

« La plus grande réussite moderne de ce texte, c’est le chevauchement du passé, du présent, du futur […] dans ce livre, on a affaire à un temps synchronique. »

« On ne peut vraiment classer cette écriture, ni nouveau roman, ni roman classique, mais roman-tentatives, tentatives de dire un certain ordre du réel, de dire le désir de changer son rapport au monde, aux autres et à soi, et de ne plus vouloir prendre ce qui se donne pour la vérité. »

                                                 Danielle Fournier, Spirale

« Un livre passionnant, des personnages bien campés, étoffés, des situations grinçantes, une écriture intéressante. Tout y est. Ça m’a donné le goût de lire son Double suspect.

                                                 Hélène Pedneault, La vie en rose

« …Madeleine Monette préfère la stratégie psychologique asservie à une puissante analyse des forces en présence. Cette approche se fait par le biais d’une écriture parfaitement maîtrisée alliant la densité à l’émotion. »

                                                 Roger Chamberland, Québec français









LE DOUBLE SUSPECT, Prix Robert-Cliche 1980

Typo, Montréal, 1996, 240 p.

(1e édition, Quinze, Montréal, 1980, 241 p.)

ISBN : 2892951305

Dans ce roman sur la séduction qui emprunte à l'intrigue policière et au roman psychologique, Madeleine Monette exploite le thème du double pour faire apparaître les rapports secrets qui se tissent entre les êtres. S'étant donné rendez-vous à Rome, deux compagnes de travail doivent voyager ensemble vers le sud. Mais Manon abandonne Anne, et son départ ne déguise pas longtemps un suicide. A partir du journal intime que Manon laisse derrière elle, Anne entreprend de percer son énigme, tout en fabriquant la sienne... Imaginez: s'approprier la vie et la mort d'autrui, et ce qu'elles contiennent de fascination.

Achat

« …ce roman envoûtant emprunte à la fois à l’intrigue policière, au discours critique moderne et au roman psychologique traditionnel. Mais tout cela nous est donné dans un fondu enchaîné qui ne brusque rien, ne terrorise personne et ne montre pas ses ficelles. »

« Tous ces personnages auxquels on adhère sans la moindre hésitation, et à propos desquels l’auteur relance de nouvelles intrigues… sont le fruit d’un processus identificatoire qui nous place sous l’emprise d’une écriture faisant, auprès de nous, œuvre de séduction. »

« Car le véritable sujet du livre est la séduction et ses doubles […] La séduction qui s’établit entre lecteurs et personnages grâce au style capable de susciter ce rapport de désir par la magie du texte, voire par le mensonge du texte. Car la bonne littérature est celle qui sait mentir, c’est-à-dire celle qui sait inventer un monde fictif à côté duquel la réalité a beaucoup à envier. »

« Ce roman est une belle réussite […] Avec le Double suspect, Madeleine Monette lance un défi non seulement au roman québécois mais aussi à elle-même. Que pourront nous offrir les romans à venir de plus captivant, de plus achevé, de plus habile. De plus subtilement pervers. »

                                                           Madeleine Ouellette-
                                                           Michalska, Le Devoir

« Ainsi les moments dramatiques prennent-ils tout le relief nécessaire, tandis que l’essentiel, qui est peut-être la découverte d’une nouvelle éthique des rapports entre personnes […] s’inscrit dans un espace assez vaste pour satisfaire aussi bien les exigences de la fiction que celles de la démonstration. »

                                                           Réginald Martel,
                                                           La Presse

« … l’effet réaliste réussit… la fiction prend… »

« Malgré tous ces miroitements de doubles, cela demeure un texte facile, lisible. Ce n’est pas un défaut, c’est comme si c’était un souci de style. »

« Ce texte vaut le prix (celui du livre, de la lecture, du Salon du livre)… »

« Quant à écrire des romans, aussi bien le faire comme Madeleine Monette, c’est-à-dire dans des formes neuves […] puisque le propos du texte concerne les formes neuves de vie entre les hommes et les femmes. »

                                                           Marcel Labine, Spirale

« …une vraie réussite.  [ …] le lecteur se laisse prendre par ce récit de l’ambiguïté où toute vérité devient suspecte et… fascinante. » 

                                                           André Vanasse,
                                                           Livres et auteurs québécois 1980

Le Double suspect a remporté le Prix Robert-Cliche et figuré sur la liste des best-sellers du quotidien Le Soleil pendant six semaines consécutives.



 



DOUBLY SUSPECT, Prix Robert-Cliche 1980

Guernica, Toronto, 2000, 161 p.

(1e édition, Quinze, Montréal, 1980, 241 p.)

ISBN : 1-55071-113-X

Achat

« …this transplanted Montrealer (now in New York)… has a real talent for the kind of French psychological fiction that spawned The Doppelganger and Diaboliques. » 

                                                          Margaret Cannon,
                                                          The Globe and Mail,
Toronto

« Doubly Suspect, like its narrator, is a world apart, ‘where fiction is not a slave to reality but serves to expand it’. We are caught up in this expansion, in each character’s fiction… we are left wondering if we can see the difference between fiction and fact, or, indeed, if there’s even a difference between the two. »

                                                          Carol A. Stos,
                                                          
Canadian Book Review Annual







RELECTURES DE MADELEINE MONETTE

Collectif dirigé par Janine Ricouart

Summa Publications, Alabama, USA, 1999, 242 p.

ISBN : 1-883479-23-1

Achat

« Cet ouvrage contient une collection d’essais traitant de tous les romans de Monette. La diversité des approches critiques rend bien compte de la complexité de son écriture et de l’intérêt que les lecteurs accordent à ses textes mettant en scène l’écriture. »

                                                            Janine Ricouart

« …les romans et nouvelles de Madeleine Monette offrent une telle richesse structurale et thématique que le lecteur, celui-là même qui entame ce volume, devrait se laisser emporter par la panoplie des études présentées, fruits de relectures approfondies… »

« …ces analyses entraîneront chaque lecteur, chaque lectrice à relire Monette, à devenir son double et le double de ses personnages afin d’entrer dans le jeu et la complicité textuels auxquels nous convient l’écriture et les personnages de toute fiction de haute qualité. »

                                                             Ginette Adamson

« …Les textes de Madeleine Monette sont clairement féministes, postmodernes, intertextuels, complexes et multiples – tout comme les études variées qui se trouvent dans ce recueil bien important.

« …une écrivaine québécoise qui mérite tout à fait notre attention intellectuelle et émotionnelle […] Les analyses présentées dans cette collection nous permettent de mieux saisir ce qu’elle nous dit au sujet de notre condition humaine actuelle.»

                                                             Paula Ruth Gilbert

« In this collection of scholarly essays, the novels of Madeleine Monette, one of Québec’s most promising authors, are closely examined from a variety of critical perspectives that illuminate the inherent complexity of her writings and challenge the reader to delve into the innermost recesses of her fictional world.» 

                                                   (Texte de la quatrième de couverture/
                                                   Quoted from the back cover)